Jean-Philippe Body  boucle un travail de recherches titanesques. De ses recherches dans des abbayes à Reims et Lille, à Paris ou dans les archives de l'État en Belgique, notre homme de Soumoy publie un ouvrage dans les semaines à venir. Pour le 15 décembre, cet ouvrage de 400 pages déclinera Soumoy, son passé, sa vie politique, culturelle et sociale. Une référence!

Quatre cents photos illustrent aussi ce livre, disponible en souscription. Voici peu, une présentation publique a enchanté quelques passionnés d'histoires locales. Jean-Philippe Body détaille le village en 5 chapitres. Géographie, politique judiciaire et militaire, économie, aspect culturel et social ou la religion dans Soumoy, les cinq grandes parties sillonnent les siècles. D'anecdotes en faits divers, de documents de presse en fruit de recherche : l'auteur décline Soumoy. En 2004, il avait déjà abordé Silenrieux dans le même style. Avec brio.

Proposé au prix de 45€, l'ouvrage explique notamment l'origine du nom Soumoy. On y apprend qu'en 1113, le village se nommait Solmain. En 1583, on découvre Soulmoi.

Au coeur de l'histoire

Dans la première partie, on peut lire l'histoire d'un partage. En 1825, Senzeille et Soumoy s'échangent 100 hectares de terrains. Revleumont passe de Soumoy à Senzeille. Soumoy obtient une bande du côté de Montaval.

Jean-Philippe détaille également la bataille de Rowlet entre les Autrichiens et Français.

La cinse du Chaudbuisson, disparue aujourd'hui, a probablement fait les frais de cette bataille sanglante.

L'évolution du château avec des photos de son intérieur, l'ancien moulin (sous eau aujourd'hui), les trois vieilles pompes de distribution d'eau, la station météo, une radio locale : même avec 160 habitants en 2007, Soumoy n'est pas si petit.

Au début du XXe siècle, le petit village de l'entité de Cerfontaine était même le centre névralgique pour des formations allemandes...

«Savez-vous que Soumoy, à la fin de la guerre 14-18, était le centre d'une école militaire allemande. De 600 à 900 soldats ont été formés dans le village par les forces ennemies. Les nazis s'entraînaient notamment sur des cartes de la Belgique, volées à l'école. Ils tiraient dessus en guise d'entraînement», confie Jean-Philippe Body, en feuilletant la maquette de son impressionnante étude.Frédéric Jamme de Vers l'avenir